Dentoscope (D.T.) : Pouvez-vous nous dire quelques mots de votre projet huit dates / huit villes en 2014 ?

Dr Michel ABBOU (Dr M.A.) : Il s’agit d’un programme de conférences sous la forme de quatre défi s thématiques en une journée. L’éclectisme de ce programme n’est qu’apparent car il est en fait composé de modules différents mais complémentaires. Le principe est d’apporter des infos pratiques de pointe aux participants sur des sujets qui posent questions, et ce, non pas sous la forme d’une grande messe parisienne, comme c’est souvent le cas, mais en nous déplaçant dans les régions de France, à chaque fois dans un lieu de culture ou de prestige pour lier l’utile et l’agréable. Pour m’aider à relever les quatre défis du programme 2014, je me suis assuré la complicité de personnalités qui ont marqué et / ou accompagné ma trajectoire professionnelle.

Ils ont en commun :

• Une compétence indéniable dans leurs domaines respectifs.
• D’être animés du même esprit pédagogique que moi, qui peut se décliner en trois qualificatifs : passionné, efficace, progressiste.

D.T. : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’origine de ce nouveau programme, ainsi que sur les conférenciers qui vont l’animer à vos côtés ?

Dr M.A. : Au départ, il s’agissait de répliquer une conférence donnée dans le cadre du study-club 2013 d’un distributeur d’implants (Alphabio Tec France) qui m’avait sollicité sur le thème de l’esthétique en implantologie. Le succès rencontré par cette présentation, qui a eu lieu le 17 octobre dernier*, a en effet généré plusieurs demandes dans ce sens. J’ai voulu pimenter le challenge en intégrant cette présentation dans un programme de ma composition pour lequel, tel un chef d’orchestre, je choisirais les thèmes et les conférenciers susceptibles de m’aider à réaliser une symphonie riche et harmonieuse. J’ai été touché et encouragé par l’enthousiasme des personnalités que j’ai contactées pour ce projet.

• Le docteur Norbert BELLAICHE est un éminent radiologue parisien.

Il est l’initiateur des premières images Dentascan qui nous ont apporté la précision à l’échelle 1 de vues verticales reconstruites à partir des coupes axiales des examens scanner. Nous étions alors en 1989 ; c’était une formidable évolution dans la précision du bilan radiologique pré-implantaire. Il est depuis un spécialiste connu et reconnu dans son domaine. Auteur de nombreuses communications et publications, il enseigne au sein de divers DU et sociétés scientifiques. C’est un véritable ami. Je l’ai sollicité pour nous éclairer sur l’intérêt et les dernières évolutions de l’outil d’imagerie qui a, pour ainsi dire, supplanté le scanner pour nos diagnostics en implantologie et en odontostomatologie en général, à savoir le « Cone Beam ».

• Le docteur Roland ZEITOUN, chirurgien-dentiste, est tout aussi docte et éminent dans le domaine de l’hygiène et de l’asepsie.

Ses titres et travaux parlent pour lui. Je l’ai connu personnellement en tant qu’étudiant tandis qu’il était déjà attaché de consultation en parodontologie à Paris VII. Nous nous sommes plus tard retrouvés tous deux attachés de consultations dans le service d’implantologie du professeur Patrick MISSIKA. Très tôt sensibilisé sur ce sujet, c’est lui qui a préconisé (pour ne pas dire « imposé ») et veillé à la mise en oeuvre des normes d’hygiène, d’asepsie et d’ergonomie dans ce service qui adoptait encore, à l’origine, les principes obsolètes des services de chirurgie des années 80, incompatibles avec la rigueur inscrite dans l’ADN de l’implantologie ostéointégrée enseignée par BRÄNEMARK et coll. Il arborait déjà sa flamboyante chevelure blanche et nous le taquinions en l’interpellant sous le pseudo de « Monsieur Propre ».

• Je connais Stéphane VIAL depuis plus de 20 ans, car cela fait longtemps qu’il roule sa bosse au sein de notre communauté professionnelle.

Il y a apporté sa pierre angulaire en fondant notamment deux magazines incontournables de la presse dentaire : Dentoscope et Indépendentaire. Son domaine de prédilection est de transposer aux cabinets dentaires des modèles qui ont fait leurs preuves. Il est, à ma connaissance, la personne la plus expérimentée pour aider les chirurgiens-dentistes à faire évoluer le cadre juridique et fiscal de leur exercice. J’ai moi-même succombé en 2011 aux tentations de la SEL, structure qu’il m’a convaincu d’adopter après avoir analysé les paramètres professionnels et personnels de ma situation et fait valider l’opportunité d’un tel changement.

J’apprécie son franc-parler et sa maîtrise pédagogique qui nous rassurent dans un domaine que nous sommes obligés de gérer sans avoir reçu de formation pour autant.

D.T. : Qu’en est-il de la société qui produit et organise ce programme ?

Dr M.A. : Mon parcours d’enseignant s’est fait pendant longtemps dans le cadre des structures universitaires ainsi qu’avec le support d’associations ou sociétés scientifiques, ou encore à l’invite des fabricants et distributeurs de systèmes implantaires (Steri-Oss, Camlog, Nobelbiocare, Alpha Bio…) pour lesquels j’ai assumé, un temps, les fonctions de consultant et de conférencier.

Pour « 8 dates / 8 villes en 2014 », j’ai voulu m’affranchir des contraintes (compréhensibles) de ces différentes structures. J’ai créé ma propre société de communication professionnelle et me suis entouré de gens de confiance pour m’aider à réaliser ce projet.

La Sictmieux a été conçue à mon initiative et j’en dirige personnellement le contenu des programmes scientifiques. Cette société se veut être à l’image des trois qualificatifs fondamentaux que je vous ai déjà évoqués, avec donc, pour premier dessein, la délivrance d’enseignements de pointe, par des gens passionnés, progressistes et efficaces sur le plan pédagogique.

D.T. : Pouvez-vous nous en dire plus sur la suite de ce projet, notamment en ce qui concerne le programme 2015 ?

Dr M.A. : Le projet 2014 était censé se décliner en « 10 dates – 10 villes », en commençant dès le mois de janvier à Marseille, suivie de Montpellier en février ; le retard pris par les préparatifs de ce programme ambitieux nous a conduits à démarrer en mars, avec Paris. Le plan 2015 est déjà en cours de préparation et devrait redevenir un « 10 dates -10 villes ». Sa promotion et sa mise en oeuvre dépendront évidemment du retentissement qu’aura suscité celui de 2014. En cas d’échec, il ne verra certainement pas le jour ; en cas de succès, je me fais fort de surprendre tous les acteurs de notre profession avec un projet qui ne manquera ni de piquant ni d’originalité. Pour l’heure, je suis concentré sur le programme 2014 et suis heureux de vivre cette nouvelle aventure, entouré de personnalités que j’estime et qui me témoignent ainsi leur amitié et leur confiance. Permettez-moi enfin, de vous remercier pour cet entretien qui me donne l’occasion d’expliciter ma démarche envers la profession.