L’Union Dentaire, accompagnée des syndicats de médecins généralistes libéraux (Union française pour une médecine libre et Fédération des Médecins de France), de chirurgiens-dentistes (Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux), d’infirmiers (Convergence Infirmière et Infin’idels) et de kinésithérapeutes (Alizé) se sont alliés dans une communiqué pour dénoncer la demande de remboursement par l’Assurance maladie des aides Covid-19 au titre du DIPA (Dispositif d’indemnisation de la perte d’activité). « Près de 50 % des professionnels libéraux français et 53 % des chirurgiens-dentistes sont concernés par cette mesure suite à un changement du mode de calcul initialement convenu au printemps 2020», estime l’Union Dentaire.

« Aides Covid, la double peine »

Intitulé « Aides Covid, la double peine », le communiqué rappelle en préambule la contrainte de plusieurs professions de santé de cesser leur activité, lors du premier confinement en mars 2020. L’Assurance maladie met alors en place un dispositif pour couvrir une partie des charges des cabinets. Cette aide « versée sous forme d’acomptes, prévoyait en fin de période un calcul définitif qui donnerait lieu soit au versement du solde, soit à la récupération d’un éventuel trop-perçu ».

Or l’Assurance maladie demande à de nombreux professionnels de santé de restituer tout ou partie des sommes perçues dans le cadre de ces aides Covid. « Pour ceux qui ne doivent pas les rembourser, beaucoup n’ont pas droit à la totalité des aides calculées initialement », explique le communiqué. Ses signataires (1) jugent « iniques et arbitraires » les modalités de calcul appliquées par l’Assurance maladie. « Le mode de déclaration du téléservice mis en place au plus fort de la crise était basé sur un calcul mensualisé et non pas globalisé sur une période dépassant même celle du confinement, dont la durée était inconnue alors. Le changement unilatéral du mode de calcul de cette aide, six mois plus tard, modifie considérablement les sommes des aides initialement calculées ».

Les représentants de syndicats soulignent, in fine, la problématique de « l’intégration des périodes d’après la fin du premier confinement dans le calcul global. Cette spécificité n’est pas appliquée aux autres secteurs d’activité », tels les restaurateurs, et commerçants.

(1)  François Randazzo, président d’Alizé, Ghislaine Sicre, présidente de Convergence Infirmière, Corinne Le Sauder, présidente de la Fédération des Médecins de France, Patrick Solera, président des Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux, Michelle Drouin, présidente d’Infin’idels, Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, Franck Mouminoux, président de l’Union Dentaire.