Les chercheurs ont montré dans une précédente étude qu’une structure osseuse peu dense dans l’os trabéculaire (dit aussi os spongieux du fait de sa grande porosité) dans la mâchoire inférieure est liée au risque de fractures dans d’autres parties du corps. L’étude s’appuie sur les données d’une étude qui a commencé en 1968 sur 731 femmes ayant entre 38 et 60 ans à Göteborg.

Les images obtenues par rayons X des os de leur mâchoire ont été analysées en 1968 et en 1980. Pendant les 12 premières années, les sujets déclaraient eux-mêmes les fractures lors des examens de suivi. Depuis 1980, l’utilisation de registres médicaux a permis l’identification des fractures. Un total de 222 fractures a ainsi été identifié pendant la période de l’étude.

L’étude a montré qu’une femme sur cinq, âgée de 38 à 24 ans, présentait une structure osseuse de la mâchoire peu dense lors du premier examen et encourait un risque significativement plus élevé de fractures. Il a été également montré que plus le sujet était âgé, plus la corrélation entre une structure osseuse peu dense dans la mâchoire et le risque de fractures dans d’autres parties du corps était forte.

Bien que l’étude porte seulement sur les femmes, l’équipe de chercheurs pense que la corrélation est valable pour les hommes. Grethe Jonasson, chercheur au Centre de recherche du service public dentaire dans la région de Västra Götaland explique : « Les radiographies dentaires renferment de nombreuses informations sur la structure osseuse. En analysant ces images, les chirurgiens-dentistes peuvent identifier les personnes encourant un risque accru de fractures, bien avant la première fracture. »

Avec bulletins-electroniques.com