En décembre 2020, les remboursements de soins dentaires ont progressé de 9,6% comparé à la même période un an plus tôt, selon des donnée dévoilées par  l’Assurance maladie le 27 janvier. En novembre, ils avaient déjà augmenté de 5,9%. Ainsi, malgré la pandémie, l’activité se maintient. Il semblerait par ailleurs que le deuxième confinement n’ait pas eu d’impact sur les cabinets dentaires.

Sur l’ensemble de l’année 2020, les remboursements de soins dentaires reculent toutefois de 9,4% par rapport à 2019, hors dispositif d’indemnisation pour perte d’activité (Dipa), et de -2,1% en comprenant les avances Dipa.

Selon l’Assurance maladie, la baisse des remboursements de soins dentaires « a été minorée par l’impact des revalorisations apportées sur la part obligatoire permettant une diminution des dépassements dans le cadre du « reste à charge 0″ instauré à la fin du premier trimestre 2019 ». Sans quoi, la diminution aurait été de -13,3%.

« La structure des remboursements de soins de ville a été profondément modifiée par la crise sanitaire »

Plus globalement, les remboursements de médecine générale baissent de 6,1% hors Dipa et de – 4,1% avec les avances Dipa sur l’année. Quant aux remboursements des soins de médecine spécialisée, ils s’établissent à – 6,7% hors Dipa et – 4,2 % avec.

En tout, les remboursements de soins du régime général ont augmenté de 6,5%, dont respectivement + 3,6%, + 9,0 % et +10,2% pour les remboursements de soins de ville, en établissements médicaux et en établissements médicaux-sociaux. « La structure des remboursements de soins de ville a été profondément modifiée par la crise sanitaire et la réponse des pouvoirs publics face à celle-ci », explique la CNAM. Elle distingue quatre phases pour l’année 2020.

La télémédecine n’a pas suffi à rattraper la baisse des consultations en présentiel

En janvier et février, les remboursements sont restés « dans le prolongement de la dynamique de 2019 ». Puis, de mars à mai, le premier confinement a entraîné une « baisse généralisée des soins de ville, plus ou moins importante selon les secteurs de l’activité ». Pendant cette période, les indemnités journalières ont en revanche beaucoup augmenté en raison des mesures dérogatoires. En parallèle, le développement des téléconsultations (+ 310 M€ par rapport à 2019) n’a pas suffi à remplacer la baisse des consultations en présentiel (- 530 M€ par rapport à 2019).

La période estivale a ensuite été marquée par un retour des remboursements équivalent à celui d’avant la crise mais avec des disparités importantes par postes : « rattrapage partiel de soins pour certains (actes techniques des spécialistes, soins dentaires) compensé par une activité encore faible pour d’autres (consultations en présentiel des médecins, transports sanitaires) ».

Enfin, de septembre à décembre, la CNAM note une forte accélération globale des remboursements de ville, s’expliquant par la « forte et rapide montée en charge des tests RT-PCR en biologie, des tests antigéniques ou délivrance de masques et accélération des indemnités journalières ».