Une étude, lancée en novembre dernier dans l’état du Tennessee aux Etats-Unis, se penche sur la question des risques pour l’audition de l’usage des fraises dentaires.

L’objectif est de déterminer, dans un premier temps, si l’usage de fraise dentaire cause des troubles auditifs et si tel est le cas, dans un second temps, d’évaluer le risque accru, encouru par les professionnels de la santé bucco-dentaire. Cette étude a reçu un financement de 5 000 dollars de la National Hearing Conservation Association Foundation. Initiée par Krisztina Bucsi Johnson, doctorante en audiologie à l’East Tennessee State University (Etats-Unis), l’étude est menée auprès de dentistes de la région, qui utilisent des appareils à main rotatifs.

Qu’ils aient recours ou non à des protections auditives, tous seront soumis à une évaluation de leur audition en début et en fin de journée, afin de comparer l’impact des bruits produits par la fraise dentaire. Le niveau sonore de ces dernières sera également mesuré et corrélé au risque de perte auditive. En tant qu’ancienne assistante dentaire, Krisztina Bucsi Johnson connaît très bien l’environnement sonore du cabinet dentaire.

Elle espère que les résultats de son étude convaincront non seulement les dentistes mais également les hygiénistes dentaires et les assistantes dentaires, de porter des protections auditives, de façon plus systématique.

Valérie Chau / www.audiology-infos.eu