Jusqu’en 2004, les écarts de niveau de vie se sont réduits, grâce à une amélioration de la situation des plus modestes. Ensuite, les inégalités ont eu plutôt tendance à augmenter en raison d’un enrichissement supplémentaire des plus aisés. Les revenus du patrimoine des 10 % de Français les plus riches ont augmenté de 11 % par an entre 2004 et 2008. Une tendance qui n’a sans doute pas duré en 2009-2010, quand les marchés immobiliers et financiers ont été durement frappés de plein fouet par la crise.

En 2008, ces 10 % de personnes les plus aisées disposaient d’un niveau de vie par unité de consommation d’au moins 35 550 € par an, tandis que les 10 % les plus modestes devaient se contenter de moins de 10 520 € par an. Le niveau de vie médian s’élevait à 18 990 euros par an, soit 1580 euros par mois. Un couple médian avec deux jeunes enfants avait ainsi un niveau de vie de 3 320 € par mois. La proportion de la population touchée par la pauvreté a reculé.

En 2008 toujours, 7,8 millions de personnes, soit 13 % de la population, vivaient sous le seuil de pauvreté soit 949 € par mois ou 2 000 € pour un couple avec deux enfants.