La formation à la vaccination se simplifie. En raison de l’accélération de la campagne de vaccination contre la Covid-19, les conditions de formation des chirurgiens-dentistes ont évolué avec le décret n° 2021-575 du 11 mai 2021 (Journal officiel du 12 mai). À partir d’aujourd’hui, avant de prescrire ou d’administrer les vaccins, les praticiens devront avoir suivi une formation « spécifique à la vaccination contre la covid-19, dispensée et attestée par un professionnel de santé formé à l’administration des vaccins » dans un centre de vaccination, explique l’Ordre sur son site.

Ainsi, les modalités de formation prévues jusqu’ici, soit six heures avec la partie théorique et pratique, sont abandonnées. Sous réserves de précisions à venir, la formation n’est désormais plus que pratique. Elle s’effectuera sur place dans un centre de formation. « Nous vous conseillons vivement de vous rapprocher de votre assureur (RCP) afin de l’informer de votre implication dans la campagne vaccinale. », conclut le communiqué de l’Ordre.

Ce décret élargit par ailleurs la liste des professionnels autorisés à vacciner aux masseurs kinésithérapeutes, aide-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers, détenteurs d’une formation de secourisme PSE2 et aux étudiants en premier cycle de maïeutique.

La vaccination s’ouvre à tous les adultes

Jusque-là, après s’être porté volontaire pour vacciner auprès de son ARS, le chirurgien-dentiste devait suivre une formation théorique, gratuite et en ligne, sur la stratégie vaccinale d’environ deux heures. Après quoi, il pouvait passer à la formation pratique, réalisée et validée en centre de vaccination, sous la supervision d’un médecin, d’un infirmier ou d’une sage-femme. L’attestation de suivi de formation était ensuite délivrée.

Jeudi 20 mai, la campagne de vaccination contre la Covid-19 a pris une nouvelle ampleur. Jean Castex a annoncé l’ouverture de la vaccination pour tous les plus de 18 ans, même ceux sans comorbidités. Initialement, les 18-49 ans sans problème de santé ou qui n’attendent pas de bébé étaient censés attendre le 15 juin avant d’espérer une première injection.

Cette accélération du calendrier intervient alors que la France a franchi le cap des 20 millions de personnes ayant au moins reçu une dose de vaccin le 15 mai. Désormais, le gouvernement entend atteindre les 30 millions de personnes primo-vaccinées au 15 juin.