« Découvrez comment la durabilité en dentisterie peut contribuer à protéger notre seule et unique Terre. » Alors que le secteur des soins de santé est à l’origine d’environ 5 % des émissions mondiales de gaz effets de serre, la Fédération dentaire internationale (FDI) a publié une infographie sur le développement durable destinée aux praticiens et à leurs équipes afin de les sensibiliser au sujet. Car que ce soit par les déchets mercuriels, les sachets de stérilisation à usage unique, les plastiques, les bavettes pour patients, les protections de fauteuil ou les déplacements pour y accéder, le cabinet dentaire pollue énormément. Vous pourrez y accéder sur le site de l’organisation en six langues : français, anglais, arabe, chinois, hongrois, italien et espagnol.

« Etablir une collaboration patient-clinicien solide », « se centrer sur la prévention », « utiliser les bons matériaux et les utiliser correctement », « recycler le plus possible », « adopter la technologie numérique », sont autant de pistes à explorer. Car une bouche en bonne santé équivaut à moins de déplacements pour se rendre aux rendez-vous et une réduction des actes de soins entraînant une baisse d’émissions de CO2 liés aux traitements dentaires en soit et une diminution des déchets (consommables, emballages, déchets de soins…). D’après la FDI, poser une couronne produirait environ 40 kg de CO2, réaliser une endo 23 et prendre en charge une carie 60.

Quelques conseils pour démarrer une pratique écoresponsable

On ne devient pas praticien écoresponsable du jour au lendemain. C’est pourquoi, il vaut mieux adopter une démarche verte dès son installation, notamment en choisissant des matériaux et des peintures aux normes écologiques en vigueur. « Vous allez passer la moitié de vos journées dans votre cabinet, prenez soin de votre santé », explique à Solutions Cabinet dentaire Philippe Moock, chirurgien-dentiste et fondateur du site ecopraticien.fr. Il conseille, une fois le cabinet ouvert, de commencer par cinq actions simples avant d’en ajouter de nouvelles quelques mois plus tard. « Au bout d’un an et demi on se retrouve avec un cabinet écoresponsable et cela doit s’être fait naturellement, sans prise de tête. » Commencez par appliquer la règle des quatre R : refuser, réduire, remplacer, recycler. N’achetez pas par centaines, remplacez vos produits par des plus doux et triez en amont vos déchets. « Vous pouvez par exemple séparer une gaine de stérilisation en deux pour séparer le plastique du papier dans les déchets. » Après quoi, vous pourrez aller encore plus loin. « Il y a tellement de choses à faire », s’enthousiasme le spécialiste.