Face à une désertification dentaire marquée, un dispositif inédit vient d’être déployé en Creuse. Il redéfinit temporairement le premier niveau de prise en charge des urgences dentaires et pourrait, selon son évolution, impacter l’organisation des cabinets et des orientations de patients dans les territoires sous-dotés.
Un protocole de prescription de traitement dentaire en pharmacie
Ce dispositif permet à onze pharmacies volontaires, formées par un chirurgien-dentiste du centre hospitalier de Guéret, de réaliser un examen avec du matériel spécifique puis de délivrer, selon un protocole établi, jusqu’à neuf types d’ordonnances incluant antidouleurs et antibiotiques, explique France Info. Initié à la demande d’un pharmacien confronté à un afflux de patients en souffrance, le dispositif s’adresse aux adultes et enfants de plus de dix ans, sans rendez-vous. La Creuse ne compte qu’une trentaine de chirurgiens-dentistes, soit, plus de deux fois moins que la moyenne nationale.
Des limites bien définies pour les pharmaciens
Bien évidemment, le pharmacien n’est pas chirurgien-dentiste, et le protocole vise uniquement à gérer l’attente, notamment en cas d’abcès. Les situations urgentes ou complexes restent orientées vers les chirurgiens-dentistes hospitaliers, ce dispositif se voulant complémentaire à l’offre dentaire existante plutôt que substitutif.











