Entre 2025 et 2026, la DGCCRF a mené une vaste enquête sur la manière dont les professionnels de santé libéraux informent leurs patients sur les frais qui leur sont facturés. Les chirurgiens-dentistes en étaient la cible prioritaire. Les enquêteurs ont vérifié l’affichage des honoraires et du conventionnement, la remise du devis normalisé, le respect de l’offre 100 % santé ou encore l’exactitude des mentions sur l’origine des prothèses. Les cabinets ont été ciblés à partir des signalements de patients sur SignalConso et des informations transmises par l’Ordre et l’Assurance maladie.
Contrôle DGCCRF chez les chirurgiens-dentistes : les chiffres clés
Selon le bilan publié par la DGCCRF le 12 octobre 2026, plus de 1 100 établissements de santé ont été contrôlés, dont plus de 525 cabinets dentaires. Plus de 189 chirurgiens-dentistes ont reçu une injonction de mise en conformité et une trentaine ont fait l’objet de suites répressives (procès-verbal transmis au procureur ou amende administrative), soit un taux de suites de 39 %. Sur l’affichage, 52 % des praticiens vérifiés présentaient au moins un manquement (honoraires absents de la salle d’attente, informations sur le conventionnement manquantes). Côté documents, 26 % étaient en défaut notamment les devis normalisés absents ou non conformes ou les documents de traçabilité des couronnes et implants non remis au patient.
Origine des prothèses et avis en ligne : les points de vigilance
Les enquêteurs ont relevé des mentions « origine France » inexactes sur des devis, souvent dues à un logiciel mal paramétré affichant cette valeur par défaut. La DGCCRF rappelle que le chirurgien-dentiste reste responsable de l’exactitude des documents remis, sous peine de poursuites pour pratique commerciale trompeuse. Quelques praticiens avaient aussi fait publier des avis Google favorables par des proches. Toutefois, 90 % des manquements ont été corrigés après contrôle. Mais la pression restera maintenue.











