Le gouvernement renonce aujourd’hui au doublement du plafond des franchises médicales, annoncé en juillet, mais reste évasif sur un autre dossier sensible pour les praticiens : la baisse du remboursement des soins dentaires.
Franchises médicales et soins dentaires : un projet revu à la baisse
Le 23 juillet 2026, le gouvernement avait annoncé sa volonté de doubler de 100 à 200 euros par an le montant maximum des franchises payées par les assurés sociaux sur les médicaments et les consultations, un décret étant en cours de finalisation. Ces franchises et participations forfaitaires ont concerné 48 millions de personnes et rapporté 2,5 milliards d’euros à la Sécurité sociale en 2025, selon la Cour des comptes. La mesure a suscité de vives critiques, notamment de la part de France Assos Santé et de la Mutualité française, qui redoutent un impact disproportionné sur les patients âgés ou atteints de pathologies chroniques.
Remboursement des actes dentaires : le flou persiste
La ministre de la Santé a annoncé, jeudi 20 août, le renoncement dans l’immédiat du doublement du plafond des franchises médicales, au profit d’une hausse moins ambitieuse fondée sur l’indexation à l’inflation depuis 2005. Ce recul, salué par les représentants des mutuelles, ne dit rien en revanche du sort réservé au ticket modérateur sur les soins dentaires, déjà abaissé de 70% à 60 % en 2023, alors qu’une nouvelle diminution vers 50 % figure toujours parmi les projets de décrets transmis aux caisses.











