Après la réforme de 2023, le secteur bucco-dentaire fait face à une nouvelle remise en question de son mode de financement. Un projet gouvernemental relance le débat sur la place respective de l’Assurance maladie obligatoire et des complémentaires santé dans la prise en charge des soins dentaires, avec des conséquences directes pour les praticiens comme pour leurs patients.
Baisse de la prise en charge de l’Assurance Maladie : ce que prévoit le projet
Le SFCD (Syndicat des femmes chirurgiens-dentistes) dénonce le projet du gouvernement, relayé par Les CDF, la FSDL et l’ONCD, visant à réduire de 60 % à 50 % la part de remboursement des soins dentaires par l’Assurance maladie obligatoire, au profit des organismes complémentaires. Le syndicat y voit la confirmation d’un désengagement progressif de l’État du financement des soins bucco-dentaires, présenté comme une économie budgétaire mais qui constitue en réalité un transfert de charges vers les complémentaires santé et, in fine, vers les assurés.
Un appel à la mobilisation de toute la profession
Face à cette évolution jugée préoccupante, le SFCD invite l’ensemble des chirurgiens-dentistes à s’unir, au-delà des différences syndicales, pour défendre la santé des patients, préserver un accès équitable aux soins et garantir l’avenir de la profession comme celui du système de santé. Le syndicat souligne également une hausse prévisible des cotisations des complémentaires santé et un accès aux soins de plus en plus dépendant du niveau de couverture individuelle, en contradiction avec les objectifs de prévention.











