« Dans les années quatre-vingt-dix, j’ai réalisé que la climatisation apportait vraiment un confort en voiture et, logiquement, j’ai pensé équiper mon cabinet, témoigne le Dr Jean-Claude Lucet. L’été, à la fin de la journée, je ne suis pas accablé par la chaleur. La climatisation offre des conditions favorables à la concentration et à l’exécution de gestes minutieux. En plus, le fait de maintenir une température stable est important pour avoir les temps de fabrication ou de pose des matériaux en bouche. »

Mais pour équiper ses locaux, il est indispensable de réfléchir à ses besoins, se faire assister et conseiller. « En 1992, j’avais fait appel à un plombier mais quand j’ai renouvelé l’équipement l’année dernière, c’est une société spécialisée qui est intervenue », continue le chirurgien-dentiste. Les entreprises doivent en effet avoir une attestation pour la manipulation des fluides des équipements de réfrigération et les personnels sont des frigoristes habilités.

Savoir comment ça marche

Etant donné le réchauffement climatique, la climatisation a le vent en poupe et vous pouvez être démarchés par bon nombre d’entreprises. N’hésitez pas à demander plusieurs devis et vous renseigner au préalable. Le...

système de climatisation proposé est généralement une pompe à chaleur air/air réversible, c’est-à-dire utilisable comme moyen de chauffage l’hiver. Il est composé de trois éléments.

  1. L’unité intérieure est destinée à capter et refroidir l’air de la pièce via un échangeur contenant un fluide frigorigène. Il en existe plusieurs modèles : des consoles fixées comme des radiateurs, des unités murales à fixer en hauteur, des plafonniers ou des cassettes.
  2. Le groupe extérieur est un compresseur fixé sur un mur extérieur du cabinet ou sous la toiture, destiné à refroidir le fluide frigorigène.
  3. Les liaisons frigorifiques sont des tuyauteries en cuivre de petit diamètre qui relie la ou les unités intérieures au groupe extérieur. Les installations réversibles présentent deux tubes.

Faire un état des lieux

Envisager une climatisation est complétement différent selon les cabinets à équiper : leur configuration, l’exposition au soleil, le type de murs, les ouvertures et la présence de baies vitrées. « Le plus simple est de la prévoir à la construction du bâtiment, les liaisons frigorifiques étant alors placées à l’intérieur des murs, explique Cédric Lamouroux, de la société Airzeau de La Rochette (77). Si ce n’est pas le cas, un diagnostic complet sera nécessaire pour analyser les possibilités en termes de choix d’unités et de d’installation des liaisons frigorifiques. » Le coût d’une climatisation est donc très variable, de 5000 à 8000 euros pour un cabinet de 100 m2.

Il est composé de trois éléments :

  1. L’unité intérieure est destinée à capter et refroidir l’air de la pièce via un échangeur contenant un fluide frigorigène. Il en existe plusieurs modèles : des consoles posées comme des radiateurs, des unités murales à fixer en hauteur, des plafonniers ou des cassettes.
  2. Le groupe extérieur est un compresseur installé sur un mur extérieur du cabinet ou sous la toiture, destiné à refroidir le fluide frigorigène.
  3. Les liaisons frigorifiques sont des tubes en cuivre de petit diamètre qui relient la ou les unités intérieures au groupe extérieur. Les installations réversibles présentent deux tubes.

Faire un état des lieux

Envisager une climatisation est complétement différent selon les cabinets à équiper : leur configuration, l’exposition au soleil, le type de murs, les ouvertures et la présence de baies vitrées. « Le plus simple est de la prévoir à la construction du bâtiment, les liaisons frigorifiques étant alors placées à l’intérieur des murs, explique Cédric Lamouroux, de la société Airzeau de La Rochette (77). Si ce n’est pas le cas, un diagnostic complet sera nécessaire pour analyser les possibilités en termes de choix d’unités et d’installation des liaisons frigorifiques. » Le coût d’une climatisation est donc très variable, de 5 000 à 8 000 euros pour un cabinet de 100 m2.

Refroidir raisonnablement

Le réglage de la température désirée se fera généralement via un boîtier fixe ou une télécommande. Certains systèmes peuvent être connectés au réseau Wi-Fi du cabinet et alors être pilotés à distance à l’aide d’un smartphone ou d’une tablette. « La règle est de prévoir une température avec un delta inférieur maximum de 8 par rapport à la température extérieure, informe Victor Boisnier de la société Engie-Axima d’Angoulême (16). Trop souvent, les usagers programment 22 à 24°C, ce qui peut avoir des conséquences sur le ressenti des patients qui disent avoir froid et aussi sur leur santé avec risque de choc thermique par temps de canicule. »

La clé de l’efficacité : l’entretien

Pour 300 à 500 €, en fonction de l’installation et des frais de déplacement, les sociétés proposent un entretien une à deux fois par an.

  1. L’entretien des unités intérieures est indispensable pour maintenir un air ambiant sain et maintenir les capacités de rendement de climatisation à son maximum. Une fois l’unité débranchée, on soulève le capot, on aspire le filtre à air, on le rince, on vaporise un produit désinfectant puis on laisse sécher à l’air libre. Enfin, on nettoiera les bacs de récupération d’eau. Certains praticiens font ce nettoyage eux-mêmes tous les mois voire plus souvent. Il n’y a pas de consensus pour la fréquence de nettoyage des filtres, on se référera à la notice d’utilisation des unités et à l’état constaté des appareils.
  2. Le contrôle de l’étanchéité se fait par les sociétés de maintenance au moyen d’un boîtier qui émet un signal sonore en cas de fuite de fluide frigorigène.

Limiter la pollution

Les fluides frigorigènes sont des gaz à effet de serre qui jouent un rôle important dans la destruction de la couche d’ozone. Le plus utilisé est le R410 A mais il pourrait être détrôné par le R32 dont le GWP (Global Warming Potential ou contribution à effet de serre) est inférieur. Ce dernier est autorisé chez les particuliers mais pas encore dans les ERP (établissements recevant du public).

Le choix de l’équipement pourra aussi tenir compte de l’indicateur TEWI (Total équivalent warming impact) qui permet de calculer l’impact sur l’effet de serre d’une climatisation. Il prend en compte l’action du frigorigène rejeté dans l’atmosphère durant la vie de l’installation et d’autre part le dégagement de CO2 lié à la production de l’électricité. Enfin, dans le cas d’un changement d’installation, il sera sans doute judicieux de demander à la société les conditions de recyclage pour éviter que les appareils défectueux finissent en décharge occasionnant des fuites dans l’atmosphère. Au quotidien, pour limiter la consommation d’énergie, nous l’avons vu, il sera recommandé de ne pas réfrigérer de manière exagérée les locaux.


La pompe à chaleur en bref

  • Principe : la pompe à chaleur prélève les calories dans un milieu naturel pour les transférer vers un autre milieu. Elle peut fonctionner dans un sens pour produire du chauffage (c’est classiquement ce qu’on appelle pompe à chaleur) ou pour produire du froid (climatiseur froid seul) ou bien dans les deux sens (pompe à chaleur réversible).
  • Pompe à chaleur air/eau : elle est utilisée pour le chauffage, alimentant des radiateurs à basse température ou du plancher chauffant. La chaleur est captée dans l’air et transférée dans un circuit d’eau.
  • Pompe à chaleur air/air (ou aérothermie) : La chaleur est captée dans l’air et transférée directement dans l’air du local à chauffer ou à refroidir. C’est le système utilisé pour la climatisation. On parle de climatisation réversible car le système peut refroidir ou chauffer une pièce par simple inversion de sens du cycle.  

Que dit la réglementation ?

Le chirurgien-dentiste est soumis à un code de déontologie dentaire qui spécifie notamment les règles concernant la stérilisation, le traitement des déchets ou la radioprotection. Mais nulle mention n’est faite concernant la température des locaux, contrairement aux normes hospitalières qui imposent pour les blocs opératoires une ventilation, une température entre 19°C et 26°C et des contrôles d’hygrométrie et de la concentration aérienne en bactéries ou moisissures.


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