C’est au sud-est de Paris, à Champigny-sur-Marne, que le site de production d’Airel-Quetin accueille le visiteur. Dès l’entrée dans les locaux, un showroom permet de découvrir le savoir-faire de l’entreprise. Un arrière-fond de sons percussifs trahit une intense activité… « Depuis le premier semestre 2021, les indicateurs du marché sont au vert », explique Lucie Rouleau, directrice générale du Groupe. Les travaux d’agrandissement et de modernisation de l’usine francilienne se sont achevés durant l’été 2020. Ils comprennent la rénovation complète de l’atelier et un espace dédié à la fabrication d’équipements dentaires sur-mesure. « Totalement repensé, le circuit de production est désormais optimal. Chaque zone offre des conditions de travail bien plus confortables », se félicite Lucie Rouleau. C’est notamment le cas de l’aire de contrôle technique final, isolée phoniquement du reste de l’atelier pour assurer une concentration maximale aux experts. Exigence « si cruciale pour des fauteuils qui sont avant tout des dispositifs médicaux de classe IIa », souligne la DG d’Airel-Quetin. L’extension des locaux a permis de rendre plus spacieux le bureau d’études, le service après-vente ainsi que les espaces de vie pour les soixante-dix salariés du site. « Nous voulions créer de nouveaux lieux de convivialité pour nos employés ». À Champigny, le réfectoire a été remis à neuf – sans oublier de dédier une salle au baby-foot !

1 et 2 L’usine Airel-Quetin s’étend désormais sur 2500 m2. Le toit végétalisé signale l’engagement écoresponsable de l’entreprise. À Champigny-sur-Marne, le visiteur de l’usine est d’accueilli dans le showroom de la marque.
Atelier de personnalisation des équipements : l’antre du sur-mesure !

L’usine de Champigny-sur-Marne produit les trois modèles de fauteuils de la marque, le PE9, le Pacific et le K2. Chaque unit a sa zone de fabrication et un autre atelier est consacré aux petits sous-ensembles, aux tablettes avec les instruments, crachoirs, supports à aspiration… Après assemblage final, direction le contrôle de conformité réglementaire où les dispositifs sont soumis aux mêmes contraintes que celles qui se retrouvent en cabinet.

Le leitmotiv d’Airel-Quetin : l’adaptabilité. Tout est personnalisable en fonction de l’agencement du cabinet et des besoins du praticien, de la coque aux articulations. « Nimporte quel chirurgien-dentiste doit pouvoir travailler dans n’importe quelle position sans avoir jamais besoin de forcer », soutient Lucie Rouleau. À ce titre, le PE9 est un système ambidextre qui permet une mobilité à 360 °, le Pacific est pourvu d’une assise qui autorise une position quasi-allongée et le siège Nirva permet de s’asseoir à genoux afin d’accéder à tous les instruments par les pieds sans avoir besoin de chercher les pédales – comme sur une moto.

Work in progress dans l’atelier de peinture. Ensuite direction l’étuvage (séchage) !

L’entreprise s’est évertuée à ancrer son engagement écoresponsable dans la pierre en créant un toit végétalisé. Le parking a également été réorganisé autour de bornes électriques pour les véhicules des techniciens SAV opérant en Île-de-France.

Adhérent de l’organisme Ecosysteme pour la collecte, la dépollution et le recyclage des équipements médicaux professionnels, le groupe Airel-Quetin a une activité de reconditionnement de fauteuils, les modèles d’occasion étant principalement destinés à l’export. Lorsque la remise en état n’est pas possible, les équipements sont intégralement recyclés.

Chaque zone a son stock à portée de main mais un magasin général favorise la gestion et la hiérarchisation des pièces détachées