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Prix de thèse ADF/Dentsply Sirona 2022 : quatre lauréats sur “des thèmes qui poussent vraiment aux changements”

Chaque année, l’ADF est l’occasion de récompenser les professionnels les plus innovants du secteur. L’IFRO a profité du congrès pour annoncer les quatre lauréats de son appel à projets 2023, tandis que le 25ème prix de thèse ADF/Dentsply Sirona récompensait quant à lui quatre jeunes thésés sur « des thèmes qui poussent vraiment aux changements, à la transformation avec la réalité virtuelle, le digital, la 3D, et le lien entre la santé bucco-dentaire et la santé en général ». Leur nom : Raphaël Richert (Recherche), Amélie Sarbacher (Deuxième Prix en Recherche) Sarah Bendjama (Sujets scientifiques, cas ou situations cliniques et/ou médicaux d’intérêt) et Jordan Quertainmont (Culturel/intérêts général). Une récompense de 5 000 euros a été répartie entre eux.

Cette année, 65 candidatures ont été présentées. « Nous avons de plus en plus de mal pour départager les candidats et ce depuis bien avant la tenue du jury final, dès les premières sélections », a déclaré par Jean Valcarcel, Président du jury et Doyen de la Faculté d’odontologie de Montpellier. Il a effectué la pré-sélection avec Xavier Struillou, Directeur scientifique du Congrès de l’ADF 2022. Ces « difficultés de décision et de sélection (…) témoignent de l’excellence et l’engagement scientifique des étudiants, de la formation dans nos facultés et au-delà de l’implosion scientifique que connait notre profession et discipline d’Odontologie. C’est aussi l’occasion de dire et redire que d’année en année, en dehors du critère qualitatif des travaux présentés, les sujets proposés sont de plus en plus novateurs, parfois surprenants avec des candidats qui, dans la proportion de 1 sur 3, ont déjà engrangé si ce n’est un prix, une communication et ou une publication souvent internationale pour valoriser leurs travaux ».

Finalement, cinq candidats ont été sélectionnés en Recherche, six en Scientifique et trois en Culturel/intérêts général. Ils ont présenté leur travail pendant l’ADF, devant un jury réunissant Martine Bonnaure-Mallet (Recherche), Sébastien Felenc (Prothèse-Numérique), Didier Griffiths (ErgonomieEnvironnement professionnel), Cédric Mauprivez (Parodontologie-Chirurgie), Maryline Minoux (Odontologie conservatrice-Endodontie), Michele Muller Bolla (Odontologie pédiatrique) et Patrick Simonet (ProthèseImplantologie).

Deux prix dans la catégorie “Recherche”

Après délibérations quatre thèses ont été retenues. Dans la catégorie « Recherche », le premier prix a été attribué à Raphaël Richert de l’UFR d’Odontologie de Lyon pour son travail sur » l’analyse biomécanique de la prémolaire délabrée, intérêt des éléments finis » sous la direction du Dr Maxime Ducret. « Ce travail exceptionnel mené en partenariat avec les laboratoires de l’institut national des sciences appliquées INSA de Lyon, a permis le développement d’outils semi automatiques de modélisation éléments finis pour mieux comprendre les risques de fracture dentaire des prémolaires reconstituées avec des tenons et avec l’objectif in vivo d’une application à la décision clinique », complimente Jean Valcarcel.

Cette distinction permettra à Raphaël Richert de présenter son travail lors de la réunion annuelle de l’American Association for Dental, Oral and Craniofacial Research (AADOCR) à Portland dans l’Oregon (États-Unis), du 15 au 28 mars 2023.

Dans cette même catégorie, le second Prix a été remis à Amélie Sarbacher de l’UFR d’Odontologie de Strasbourg pour « son travail de recherche sur l’évaluation de différents scores de risque dans la prévention des maladies périimplantaires : analyse d’une étude clinique de cohorte sur le long terme ».

Candidatez dès aujourd’hui !

Concernant les « sujets scientifiques, cas ou situations cliniques et/ou médicaux d’intérêt », c’est Sarah Bendjama de l’UFR d’Odontologie de Strasbourg qui a été distinguée pour « son travail de mise en adéquation de signes cliniques en matière d’hypo-oligodonties et la signature génétique ». D’après le jury, sa thèse, menée sous la direction du Dr Agnès Bloch-Zupan, ouvre « la voie à une odontologie génétique prédictive qui permettra demain de préciser la signature génétique au regard de statuts dentaires et à l’aube de l’intelligence artificielle de faire le lien entre diverses maladies rares et leurs expressions orales même ponctuelles ou minimales ».

Jordan Quertainmont, de l’UFR d’odontologie de Lille, l’emporte quant à lui dans le domaine des « sujets de sciences humaines, culturels ou en rapport avec l’environnement ou le contexte professionnel ». Le jury a salué un travail (mené sous la direction du Dr Thomas Marquillier )« passionnant sur l’outil Educadenfant, programme d’éducation thérapeutique à destination de l’enfant atteint ce caries précoces et de son entourage avec un bilan au sein du service du CHU de Lille ». « Ce sujet démontre l’avantage d’un outil d’éducation thérapeutique sur la prévention carieuse avec des progressions à tous les niveaux et la possibilité d’étendre cette expérience en milieu libéral et en collaboration transdisciplinaire avec d’autres acteurs de l’oralité comme les orthophonistes. »

Tous les ans, ce prix de thèse s’ouvre au mois d’avril pour les jeunes praticiens qui viennent de soutenir leur thèse de doctorat d’exercice en chirurgie dentaire. Mais tous les doctorants peuvent d’ores et déjà proposer leur candidature auprès de l’ADF pour le futur prix 2023 par e-mail à info@adf.asso.fr.