Les conflits doivent être perçus comme des éléments qui appartiennent à la vie de chacun et donc, à l’activité professionnelle. Apprendre à les gérer de façon constructive vous aidera à maintenir et à accroître votre productivité. La mécanique d’un conflit est toujours, plus ou moins, la même. En connaître les quatre principales phases permet de prendre du recul et donc de réfléchir à une sortie de crise plus rapide…

Tout commence par (1) une « phase de désaccord ». Exemples : des opinions divergent sur un même sujet, une décision est vécue comme arbitraire ou une personne souffre d’un manque de valorisation. Vient alors se greffer (2) une « phase de tension ». C’est ici que se crée plus particulièrement le rapport de force menant au conflit, le plus souvent de type domination / soumission. La personne “dominée” a des ressentis négatifs (tristesse, frustration, injustice…)...

qu’elle n’exprime pas pour diverses raisons (hiérarchiques, culturelles…). Sans surprise, cela entraîne (3) la « phase de blocage ». Les personnes ne communiquent plus, ajoutant de l’incompréhension aux non-dits déjà nombreux. On pense alors que le problème n’est plus la situation mais l’autre lui-même. À un moment donné, on ne peut plus se taire… C’est (4) la « phase d’éclatement » . Une petite phrase assassine, une remarque un peu déplacée… et l’autre explose se laissant emporter par la colère et la violence.


Pour éviter cette situation, il est nécessaire d’apprendre à contenir les conflits. Pour cela, il convient d’intégrer dans son management 10 attitudes que voici.

Soyez à l’écoute

Des conflits peuvent apparaître à tout moment. En étant conscient de cela, vous pourrez prendre les mesures nécessaires qui vous mèneront à une gestion efficace des conflits. Considérer les conflits comme une situation normale vous aide à transformer d’éventuelles mésententes en communications claires.

Restez réactif

La prévention et la résolution précoce sont les moyens les
plus efficaces. Quand un problème survient, écoutez et réfléchissez
à la situation. Songez à la façon dont vous pouvez
traiter des problèmes difficiles avant qu’ils ne dégénèrent
en conflit.

Prenez de la hauteur

Il existe toujours plus d’une façon d’interpréter une situation. Réfléchissez à ce que signifie ce problème et aux enjeux qu’il représente pour vous et pour les autres personnes concernées.

Faites le point sur vous-même

Déterminez votre niveau de confiance en l’autre. Sans vous oublier… Soyez conscient des aspects de votre personnalité susceptibles de contribuer au conflit mais aussi de l’entraver.

Dialoguez sans attendre

Amorcez le dialogue en écoutant et en posant des questions. Cela vous permettra de mieux comprendre ce qui nuit à l’avancement de la situation et vous aidera à mieux aborder le problème principal.

Écoutez sincèrement

Dans un conflit, le premier besoin de chacun est d’être écouté. Ne parlez pas à la place de l’autre, et laissez-le aller jusqu’au bout en vous interdisant tout jugement. Chacun a son point de vue.

Distinguez les faits de vos émotions

Commencez par énoncer les faits objectivement. Dans un second temps, décrivez les émotions que ces faits ont produit sur vous. Ces principes de la communication non-violente favorisent l’écoute et l’empathie.

Consultez d’autres personnes

Recourir à l’aide d’une tierce partie peut vous aider à clarifier les communications et à prévenir l’intensification des conflits. Lorsque les problèmes nécessitent une plus grande attention, consultez d’autres personnes, un praticien de la gestion des conflits pourra vous guider.

Montrer de l’enthousiasme

Appréciez les avantages qu’il y a à découvrir le point de vue de l’autre. Surmonter un conflit et parvenir à un accord renforcent généralement les relations. Méditez et tirez les leçons de chaque expérience.

Apprenez de votre passé

Réfléchir à la situation est un élément clé du maintien et de l’amélioration de la productivité. Qu’avez-vous appris ? Qu’est-ce que la situation vous a révélé sur vous-même, sur les autres ou sur les procédures ? Que pouvez-vous changer à l’avenir pour prévenir des situations du même genre ?


3 questions à Stan Carrey

Sophrologue, coach en développement personnel http://masophrologie.fr
« Savoir faire la différence entre ce qui peut être modifié, ou pas… »

Quelle est l’origine des conflits ?

Les conflits naissent lorsqu’une personne ressent un manque de respect ou une insécurité. Elle interprète les agissements de son interlocuteur comme des attaques personnelles. Elle est persuadée que ses actes pourraient lui nuire et elle veut se défendre. Le conflit est la manière dont elle réagit à une situation qui lui semble dangereuse.
Ce n’est donc pas l’autre qui la met en colère, c’est elle qui entre en colère ; ce qui peut être évité.

Comment faire face à la violence d’un conflit ?

Si le conflit est violent, c’est parce que les deux membres du conflit sont violents. Le travail consiste à rester calme et à entrer dans la communication non-violente. Parlez à la première personne, n’accusez pas l’autre, expliquez vos choix. Parfois, faire un petit compromis permet à son interlocuteur de se sentir respecté car vous tenez compte de son avis. Faites la différence entre ce que vous pouvez modifier et ce que vous ne pourrez pas éviter.


Quels exercices pour se ressourcer après un conflit ?

Le mieux est d’éviter les conflits ! Toutefois, pour évacuer les tensions qui perdurent après le conflit, voici trois exercices. D’abord (1), la séquence IRTER, pour Inspiration par le nez, Rétention d’air, Tension des muscles, Expiration par la bouche, Relâchement. Ensuite (2), détendez votre corps de haut en bas. Relâchez chaque muscle de la tête aux pieds et concentrez-vous sur vos sensations corporelles. Enfin (3), avec une visualisation, projetez-vous dans le futur, dans un moment neutre de votre quotidien, imaginez-vous revenir au calme.

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