Quand les prothèses dentaires se retrouvent au cœur de l’action cinématographique. Ahmed (Samir Guesmi), écailler à la brasserie du Royal Opéra à Paris, a absolument besoin de prothèses. Mais tout se complique quand son fils, Ibrahim (Abdel Bendaher), sous l’influence d’un camarade de classe spécialiste des mauvais coups, commet un délit qui tourne mal. Le père, humilié doit régler la note : 3 099 euros. Adieu dignité, adieu soins dentaires. Une distance s’instaure alors entre père et fils. L’ado décide alors de tout risquer pour réparer sa faute. Tel est le synopsis d’Ibrahim, le premier film de Samir Guesmi qui vient de débarquer dans les salles obscures. Premier film « réussi », « tout en délicatesse » et qui « ressemble à son auteur-acteur », si l’on en croit respectivement Le Figaro, Elle et Première

Car les critiques de presse sont globalement très positives pour ce drame social parisien sélectionné au festival de Cannes 2020 et multi primé au festival d’Angoulême de la même année. « Semée de défiance et d’affection, dessinée et rythmée avec tact au fil de regards et de silences, cette intrigue tout en délicatesse nous plonge dans le Paris quotidien d’une famille ordinaire dont la retenue, les rêves voilés et les regrets enfouis émeuvent et finissent par bouleverser« , analyse Le Journal du Dimanche.

Le Nouvel Observateur parle quant à lui de « double réussite« : « d’abord parce que, dans le registre du réalisme social, ce qui aurait pu être un mélo devient une pudique évocation des rapports père-fils. Et parce qu’à travers cette histoire il montre la fracture entre deux générations d’immigrés. » « On aime ainsi la manière dont Ibrahim, le film comme le personnage, bat le pavé parisien sur les pas de Gavroche et Antoine Doinel« , commente enfin Le Monde

Voir ci-dessous la bande-annonce d’Ibrahim : le pacte, de Samir Guesmi, avec Abdel Bendaher, Samir Guesmi et Rabah Naït Oufella. En salles depuis le 23 juin.