Quand le cabinet dentaire se transforme en salle d’accouchement. Le 1er février, à Vlep, village situé dans la commune néerlandaise de Rheden, aux Pays-Bas, une jeune femme de 23 ans a accouché dans le fauteuil d’un dentiste. Le plus incroyable étant qu’elle ignorait alors être enceinte et pensait souffrir de maux de ventre.

Jessica Aaldering rentre de la garderie où elle vient de déposer son fils quand elle commence à ressentir de terribles douleurs au ventre. « C’était glissant et j’étais tombée peu de temps auparavant, alors j’ai supposé que la douleur était due à cela », raconte la jeune femme, citée par le site australien 7news. Sauf qu’il n’en est rien : la jeune femme est sur le point d’accoucher en pleine rue. Comprenant ce qui est en train de se jouer, un policier qui passait par là la conduit dans le cabinet du Dr René Klaassen, qui se trouve juste en face. Les assistantes dentaires les conduisent immédiatement dans une salle de traitements vide et l’enfant arrive dans la foulée. Dans le fauteuil du dentiste.  

L’affaire se passe si rapidement que l’officier de police Rob van Duuren, 39 ans, raconte avoir à peine eu le temps d’enfiler des gants avant de rattraper le bébé. Malheureusement, le cordon ombilical se déchire. L’enfant ne crie pas. Il ne respire pas et ses yeux sont fermés. Paniqué, le policier le masse et, miraculeusement, le nourrisson s’éveille.

Aujourd’hui, l’enfant est en pleine forme

Cinq minutes plus tard, les services d’urgences arrivent et lui fournissent de l’oxygène avant de l’emmener à l’hôpital où on lui diagnostique un collapsus pulmonaire. Deux semaines plus tard, l’enfant, baptisé Herman, se porte comme un charme.

« Tout s’est passé si vite que j’ai à peine eu le temps de m’asseoir sur la chaise du dentiste », témoigne aujourd’hui sa jeune mère à la presse, encore sous le choc. En effet, Jessica raconte avoir eu ses règles les mois précédant l’accouchement et ne pas avoir remarqué de prise de poids.

Autre surprise pour la jeune fille : la facture de 200 euros du dentiste pour le nettoyage de la salle de soins. Explication : l’accouchement a laissé des traces tenaces que le praticien a dû faire nettoyer par une entreprise spécialisée. Pour l’aider à payer, les policiers, qu’elle appelle ses « sauveurs », ont organisé une collecte de fonds.

En avril, une Indienne avait fait parler d’elle pour avoir accouché dans des conditions relativement similaires. Dans la ville de Doddabammasandra, au Bengladore, après avoir marché pendant des kilomètres avec son époux à la recherche d’un hôpital, la jeune femme de 20 ans avait fini par mettre son bébé au monde dans le couloir d’une clinique dentaire.