Comme je m’en amusais dans une interview professionnelle en 2014 (Dentoscope n°123, p. 28-29), je m’apparente à Obélix dans la mesure où je suis tombé dans l’implantologie quand j’étais petit (premier service d’implantologie universitaire en 1986 – Paris VII). Cette discipline m’a immédiatement passionné et je m’y suis investi corps et âme. Nous étions des pionniers, des privilégiés, et j’en avais conscience. Il y avait les brånemarkiens purs et durs, fidèles aux « règles étatiques » édictées par l’école suédoise, et puis nous, les dissidents. Nous étions certes reconnaissants envers le père de l’implantologie ostéointégrée, mais aussi avides de pousser plus loin les strictes limites énoncées par le professeur suédois. Nous étions encouragés et confortés dans notre « audace clinique » par l’esprit frondeur et téméraire de notre chef de service Patrick Missika.

Dr Michel Abbou