Les maladies péri-implantaires se manifestent par des mucosites et des péri-implantites. Jusqu’à 100 millions d’implants dentaires peuvent être infectés dans le monde entier. Au stade de « péri-implantite », il s’agit d’une atteinte inflammatoire des tissus mous entourant un implant. Le diagnostic clinique comprend un saignement au sondage, avec une suppuration quasi systématique, et une profondeur de poche...

péri-implantaire supérieure ou égale à 5 mm. Radiographiquement, un aspect radioclair de déminéralisation osseuse marginale supérieure ou égale à 2 mm entoure une partie plus ou moins étendue du corps de l’implant (Fig.1 et 2).

Une récente méta-analyse a permis d’estimer la prévalence moyenne de la mucosite péri-implantaire à 43 % et de la péri-implantite à 22 %, pondérée par le délai de mise en fonction (Poli et al 2017). L’incidence de la péri- implantite tend à augmenter avec le délai de mise en fonction : plus les implants sont en bouche depuis longtemps, plus le risque de péri-implantite augmente. Elle concerne 20 % des patients sur une période de cinq à dix ans après la pose (Derks et Tomasi, 2015). Le profil microbiologique de la péri-implantite se compose de micro-organismes agressifs et résistants, plus diversifié et plus complexe que celui de la parodontite. Il semble que les infections péri-implantaires ne soient pas une conséquence directe de la présence d’espèces parodontopathogènes en soi (Rakic et al 2016). Les microbiotes parodontal et péri-implantaire représentent en effet des écosystèmes microbiologiquement distincts. La seule proximité géographique n’est pas un déterminant suffisant pour la colonisation de niches distinctes entre les dents et les implants (Lafaurie et al., 2017).

Le risque de survenue de pathologies péri-implantaires est majoré chez les patients présentant un ou plusieurs facteurs de risque (Ting et al 2018) : mauvaise hygiène, tabac, antécédent de maladie parodontale, ciment résiduel dans le sillon. Aucune relation significative n’a pu être établie entre le diabète et l’échec implantaire.

A. Profil des défauts péri-implantaires

À l’heure actuelle, on recense une dizaine de classifications des péri- implantites. Schwarz et al. ont introduit une classification très utilisée décrivant l’anatomie des défauts osseux péri-implantaires. Cette classification ne fournit pas de renseignements sur le potentiel de guérison d’un défaut qui serait utile pour le praticien.

En 2019, une nouvelle classification dénommée APARA (Assessment of Peri-implantitis Apparearance and Repairing Approach) est proposée dans l’ouvrage « Péri-implantites : approche thérapeutique » pour guider le praticien dans la démarche thérapeutique à mettre en œuvre.

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